|
Abbotsford, Mission et Ridge Meadows (Colombie-Britannique)
Les Grands Frères Grandes Sœurs d’Abbotsford Mission Ridge Meadows : « C’est plutôt long, admet l’ancien directeur général Dave Bahr, mais cela envoie le message qu’il s’agit d’une seule et même agence. [Nos bureaux dans] ces communautés conservent une certaine identité … mais ils font tous partie d’une même organisation, travaillant à la réalisation de buts communs. »
Ces trois communautés ont certainement beaucoup de choses en commun. Ce sont des communautés en pleine croissance situées juste à l’est de Vancouver, dans le centre de la Vallée du Fraser. Elles forment un triangle géographique et comptent une population totale de 250 000 habitants. Ces districts ont leur propre base économique fondée principalement sur l’agriculture, les industries forestières et la fabrication. Des portions importantes de la population prennent les transports en commun pour aller travailler à Vancouver. En raison de toutes les similarités que ces communautés partagent, il semble sensé que leurs programmes des Grands Frères Grandes Sœurs aient été combinés.
Mais cela n’a pas toujours été le cas. Il y a quelques années de cela, les Grands Frères Grandes Sœurs d’Abbotsford étaient une agence nouvellement fusionnée qui avait de la difficulté à intégrer les programmes auparavant ségrégés des Grands Frères et des Grandes Sœurs. L’agence avait un bureau satellite situé à Ridge Meadows (une région regroupant Maple Ridge et Pitt Meadows), mais celui-ci ne semblait pas fonctionner à plein régime.
« C’était encore une organisation d’Abbotsford, suggère Dave. Le bureau de Ridge Meadows était un bureau satellite distinct et entretenait une relation de travail avec Abbotsford, but il se considérait relativement autonome. Le bureau d’Abbotsford estimait que son rôle était d’offrir un soutien, mais il n’englobait pas complètement le bureau de Ridge Meadows. Il n’intégrait pas totalement le satellite dans son fonctionnement. » Le bureau de Ridge Meadows avait son propre budget, ses propres initiatives de collecte de fonds et son propre Comité consultatif qui se percevait comme un « Conseil d’administration », et il espérait qu’un jour, il deviendrait une agence autonome. Au même moment, le bureau d’Abbotsford avait tendance à s’occuper de ses propres priorités avant de traiter celles du bureau de Ridge Meadows.
Quand Dave s’est joint à l’organisation en 2001, il a rapidement constaté que cette approche était néfaste à la réalisation des buts mutuels de ces communautés. Son approche a consisté à remplacer ce mode de fonctionnement distinct par un mode axé sur l’inclusion et l’intégration. « Il est important de comprendre que dans mon esprit, il y a une différence entre un satellite et un bureau de terrain. Un satellite a tendance à se percevoir comme une composante d’une agence, mais une composante distincte … Un bureau de terrain est une agence ayant deux bureaux [ou plus]. C’est davantage un tout faisant partie d’un tout plutôt que d’en être séparé. »
Dave reconnaît que d’autres personnes peuvent avoir des définitions différentes pour ces termes, mais il insiste sur le fait qu’étant donné la façon dont ces deux bureaux ont uni leurs efforts, il y avait certainement une distinction entre les deux approches.
Le passage d’une approche de satellite à une approche de bureau de terrain a débuté par la reconstitution du Comité consultatif. Le maintien du Comité était important pour la contribution et l’identité de la communauté de Ridge Meadows. Cependant, un nouveau mandat clairement défini était nécessaire pour aider le groupe consultatif à considérer son rôle selon une nouvelle perspective. Le groupe n’était plus engagé dans l’exploitation quotidienne du bureau de Ridge Meadows. C’était là le travail du bureau principal. Son temps et ses compétences étaient dorénavant utilisés pour tirer profit de ses contacts, ressources, références et projets d’événements communautaires à l’échelle régionale. Et étant donné que deux membres du Comité consultatif siégeaient au Conseil d’administration de l’organisation, les intérêts de la région de Ridge Meadows allaient sûrement être représentés. L’agence a éventuellement combiné les budgets, le personnel et les programmes des deux bureaux. Elle a également changé son appellation de Grands Frères Grandes Sœurs du centre de la Vallée du Fraser à Grands Frères Grandes Sœurs d’Abbotsford Ridge Meadows, un changement qui était important pour procurer un sentiment d’identité à Ridge Meadows.
Il a fallu peu de temps avant que l’appellation change encore une fois, quand la communauté de Mission s’est jointe aux deux autres. L’agence recevait les dossiers de jeunes de Mission qu’elle essayait de servir à partir d’Abbotsford. Toutefois, elle avait de la difficulté à jumeler les enfants de Mission au moyen de cette approche. Entre-temps, la communauté de Mission encourageait l’organisation à offrir des services ici même. L’agence a constaté que l’ouverture d’un bureau de terrain à Mission avait du sens afin de « compléter » son profil actuel et jeter les bases d’une croissance future. Quand le triangle géographique des trois communautés a été complété, l’organisation est devenue les grands Frères Grandes Sœurs d’Abbotsford, Mission et Ridge Meadows.
« Toutes les vieilles perceptions et une partie de l’histoire – la perception selon laquelle ils étaient une partie de nous, mais une partie distincte – avaient complètement disparu, souligne Dave. Nous avons intégré les trois bureaux dans un tout. Nous avons maintenu les Comités consultatifs de façon à refléter le caractère unique de ces communautés tout en ayant des représentants de ces régions qui siégeaient au Conseil d’administration global. Aujourd’hui, quand nous élaborons nos programmes, nous le faisons en tenant compte que toutes ces régions font partie de nous. Nous n’avons pas tendance à penser à Abbotsford en premier lieu, puis à Mission ou Ridge Meadows; nous examinons plutôt nos besoins et nos buts dans leur ensemble. Lors de notre récente séance de planification stratégique, nous avons englobé tous les programmes offerts dans toutes ces régions. »
Dave croit que cette approche a grandement renforcé l’agence. En l’espace d’un an, l’équipe du personnel est passée de 8 à 11 membres (avec les employés administratifs et quelques responsables de jumelage affectés au bureau principal, ceux affectés à la collecte de fonds et aux communications, et certains responsables de jumelage répartis entre les bureaux de terrain). Les programmes ont été élargis considérablement et une croissance additionnelle significative est prévue aux niveaux des jumelages individuels traditionnels et les programmes de mentorat à l’école. L’agence est aussi engagée dans le programme Flics et flos, organise des activités pour les enfants sur la liste d’attente et offre le programme « Les jeunes sont aussi des mentors » (un programme de leadership destiné aux « Petits » plus âgés qui les atteste à titre de mentors pour les activités à l’intention des enfants sur la liste d’attente et les activités mensuelles) dans toutes les communautés. Bien que la collecte de fonds demeure un défi, la base de financement et le profil de l’agence ont été rehaussés. « Il peut être très difficile de soutenir une agence comptant 2 employés ou moins. Souvent, elle n’a pas les ressources minimales dont elle a besoin, observe Dave. Nous disposons maintenant de la masse critique nécessaire, ce qui nous a permis d’accroître notre base de financement, l'expertise de notre personnel, notre réseautage et nos alliances avec d’autres organisations, et plus encore. »
Mais quels sont donc les désavantages? « Il y en a très peu », répond Dave. Il a constaté que la pression additionnelle mise sur la collecte de fonds, le temps qui doit être investi dans les Comités consultatifs et la perte d’engagement quotidien des communautés locales dans l’exploitation de l’agence sont grandement compensés par les avantages d’appartenir à une organisation intégrée plus forte et dotée d’une structure solide sur laquelle il est possible de bâtir et de développer des programmes.
|