Squamish (Colombie-Britannique)
Helen Brownrigg, directrice du bureau de Squamish des Grands Frères de la région de Vancouver, a vu comment les programmes jeunesse dans une petite communauté peuvent bénéficier de faire partie d’un organisme d’envergure régionale. Elle résume ainsi son point de vue à ce sujet : « Vancouver a accepté [Squamish] en sachant bien que nous ne pourrions lui apporter beaucoup d’argent ou de jumelages … pourtant, quand nous examinons la croissance, c’est énorme pour une petite ville … Il est difficile de nier son succès. »
Squamish (Colombie-Britannique) s’étend entre Vancouver et le centre de villégiature réputé de Whistler. Situé dans la magnifique chaîne Côtière à l’endroit où la rivière Squamish rencontre la baie Howe, le district jouit d’une industrie touristique et récréative de plein air émergente, en plus d’abriter une nouvelle université privée. L’industrie forestière irrégulière constitue la base historique de cette communauté de 15 000 habitants. Malgré les hauts et les bas d’une économie de ressources, la communauté a appuyé sa propre organisation des Grands Frères Grandes Sœurs pendant 20 ans.
« J’ai réellement vu à quel point les agences implantées dans de petites villes peuvent être vulnérables, souligne Helen, qui était la seule responsable de jumelage de l’organisme. Le Conseil d’administration était la principale préoccupation. Plusieurs membres croyaient que puisque nous étions de petite taille, nous ne devions pas suivre tous les règlements nationaux. Nous pouvions agir selon notre gré. [Les questions relatives à la sécurité] ne nous touchaient pas. »
Il était difficile de conserver les membres du Conseil d’administration, et le roulement entraînait des contradictions au niveau de la philosophie de gestion. Il n’y avait pas d’équilibre entre le sens aigu des affaires des membres du Conseil d”administration et les compétences en services à la personne, ce qui faisait en sorte que les priorités du Conseil différaient souvent de la préoccupation de Helen de satisfaire aux normes nationales.
Helen souffrait également de demandes exagérées de son temps, d’un manque d’espace de bureau, de contraintes financières et de limites quant à la capacité de l’agence de répondre aux besoins de la communauté.
« Nous convenions tous que nous voulions servir plus d’enfants. Pour que cela se produise dans notre communauté, j’ai éventuellement dû dire aux membres du Conseil que s’ils souhaitaient une croissance, ils devraient trouver de nouvelles façons de fonctionner », mentionne Helen. Au début de l’an 2000, alors que la situation allait en empirant, elle a commencé à examiner des approches de rechange. Son plus grand espoir est venu quand le Centre de ressources provincial des Grands Frères Grandes Sœurs lui a suggéré de communiquer avec les Grands Frères de la région de Vancouver afin d’explorer comment ils pourraient travailler ensemble. À son grand soulagement, Helen a obtenu une réponse positive de la part de l’agence de la région de Vancouver, et elle a commencé à explorer les possibilités d’adhésion de son organisme à cette organisation d’envergure régionale.
« Nous convenions tous que nous voulions servir plus d’enfants. Pour que cela se produise dans notre communauté, j’ai éventuellement dû dire aux membres du Conseil que s’ils souhaitaient une croissance, ils devraient trouver de nouvelles façons de fonctionner », mentionne Helen. Au début de l’an 2000, alors que la situation allait en empirant, elle a commencé à examiner des approches de rechange. Son plus grand espoir est venu quand le Centre de ressources provincial des Grands Frères Grandes Sœurs lui a suggéré de communiquer avec les Grands Frères de la région de Vancouver afin d’explorer comment ils pourraient travailler ensemble. À son grand soulagement, Helen a obtenu une réponse positive de la part de l’agence de la région de Vancouver, et elle a commencé à explorer les possibilités d’adhésion de son organisme à cette organisation d’envergure régionale.
Le Conseil d’administration a éventuellement reconnu les limites de l’agence et les avantages de se joindre à une agence de plus grande taille et plus solidement établie, puis il a approuvé une proposition d’adhérer aux Grands Frères de la région de Vancouver. En novembre 2000, l’agence de Squamish a officiellement fermé ses portes et l’agence de Vancouver a commencé à offrir des services à Squamish. Squamish est en effet devenu un bureau de terrain entièrement intégré dans la structure organisationnelle de l’agence de Vancouver. Helen a été embauchée pour offrir des services à Squamish et l’agence de la région de Vancouver a, par le fait même, étendu encore davantage son approche régionale existante.
Bien que Squamish ne soit situé qu’à 45 minutes de route au nord de Vancouver, il existe des différences culturelles subtiles entre les deux communautés. Parfois, ces différences ont quelque peu nui à l’intégration. Les deux bureaux ne pouvaient s’entendre quant à la façon dont l’agence de Vancouver pourrait le mieux aider l’agence de Squamish dans ses régions les plus vulnérables, tout en valorisant les forces de son approche envers les villes de plus petite taille. Leurs perspectives divergentes n’ont été rapprochées que lorsque les deux bureaux ont examiné ce que chacun avait à offrir et comment ils pouvaient se compléter l’un et l’autre. Il a fallu du temps mais maintenant, les deux bureaux soutiennent qu’ils répondent au contexte de Squamish de même qu’aux circonstances urbaines de Vancouver.
Helen admet aussi avoir rencontré quelques obstacles quand est venu le temps de définir clairement son rôle, de même que des attentes communes parmi toutes les parties des bureaux de Vancouver et Squamish. Elle est convaincue que ces obstacles ont tous été surmontés. Initialement, le bureau de Vancouver utilisait le même modèle que tous ses bureaux de terrain (par exemple à Surrey et Richmond), selon lequel Helen devait se concentrer sur la gestion des jumelages. Il a depuis personnalisé une approche pour Squamish. Le rôle de Helen comprend aussi des tâches qui rehaussent le soutien de la communauté et façonnent les nouvelles options du programme en fonction de l’environnement de Squamish. Son prochain défi consistera à établir un Comité consultatif à Squamish afin d’assurer que les racines locales du bureau demeurent fortes.
Helen croit que l’association avec les Grands Frères de la région de Vancouver a assurément été bénéfique. « Les Grands Frères Grandes Sœurs de Squamish poursuivront leurs activités avec un personnel approprié et des normes qui seront respectées, même quand je ne serai plus là », assure Helen. Elle a découvert d’autres avantages tels un profil public rehaussé, un espace de bureau, et la possibilité de recourir à l’expertise du personnel de la région de Vancouver, incluant d’autres responsables de jumelage avec lesquels elle peut échanger. L’agence de Squamish a également reçu du financement, jusqu’alors inaccessible, de Centraide. Helen croit que le principal avantage demeure la capacité de jumeler plus d’enfants au moyen de programmes diversifiés allant au-delà des jumelages individuels traditionnels.
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